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STAPS, EPS, APAS ou management du sport : que propose vraiment une UFR sport et éducation physique ?

Maëlys de Larozière 9 min de lecture
UFR sport et éducation physique : brochures STAPS et étudiants à l’université

Une UFR sport et éducation physique est souvent la porte d’entrée universitaire vers les études STAPS, les métiers de l’EPS, de l’entraînement, de l’activité physique adaptée, du management sportif ou de la recherche. Pour un lycéen, un étudiant en réorientation ou un parent, l’enjeu est simple : comprendre ce que désigne cette structure, quelles formations elle propose et vers quels métiers elle prépare.

Comprendre le rôle d’une UFR, d’une faculté ou d’un département STAPS

Dans l’enseignement supérieur français, une UFR est une unité de formation et de recherche rattachée à une université. Elle organise les enseignements, encadre les étudiants et porte des diplômes, avec souvent des équipes de recherche en appui. Selon les établissements, on rencontre aussi les termes faculté, département ou composante. La logique reste proche : former des étudiants dans un domaine universitaire identifié.

Comprendre STAPS et l’UFR sport

Dans le champ du sport, l’expression la plus fréquente est STAPS, pour sciences et techniques des activités physiques et sportives. Elle ne se limite pas à la pratique sportive. Les formations associent physiologie, biomécanique, psychologie, sociologie, pédagogie, droit, économie, management, santé et méthodologie universitaire. L’EPS, ou éducation physique et sportive, renvoie plutôt à l’univers de l’enseignement, notamment lorsqu’un étudiant vise le métier d’enseignant d’EPS.

Pourquoi le vocabulaire varie d’un établissement à l’autre

Une université peut parler de faculté des sciences du sport, de département SSEP, de filière STAPS ou encore de faculté des sciences du sport et de l’éducation. Par exemple, certaines structures associent les sciences du sport aux sciences de l’éducation et de la formation, ce qui crée un lien direct avec les métiers de l’enseignement, de la motricité, de l’intervention éducative et de l’accompagnement des publics.

Ce vocabulaire institutionnel peut sembler technique, mais il sert surtout à situer le cadre d’étude. Une UFR ou une faculté dispose d’une organisation administrative, d’équipes pédagogiques, de formations diplômantes et parfois de laboratoires. Un département peut être intégré dans une UFR plus large, comme c’est le cas pour certaines composantes universitaires regroupant santé, sport, éducation ou ingénierie. Pour l’étudiant, ce point compte, car il donne une idée de l’environnement universitaire, des services disponibles et du niveau d’encadrement.

Les formations proposées : du Bac + 2 au doctorat

Les parcours varient selon les universités, mais une UFR sport et éducation physique propose le plus souvent des formations de Bac + 2, Bac + 3, Bac + 5 et parfois jusqu’au doctorat. L’entrée la plus connue reste la licence STAPS, qui sert de base avant une spécialisation progressive. Selon l’offre locale, il peut aussi exister des parcours courts, des passerelles et des formations professionnalisantes.

Niveau Exemples de formations Objectif principal
Bac + 2 Parcours courts, passerelles, formations professionnalisantes selon les universités Acquérir des bases scientifiques, pratiques et méthodologiques
Bac + 3 Licence STAPS, licence sciences de l’éducation et de la formation Se spécialiser et préparer une poursuite d’études ou une insertion ciblée
Bac + 5 Master STAPS, master enseignement, management, santé ou entraînement selon l’offre locale Développer une expertise professionnelle ou scientifique
Doctorat Recherche en sciences du sport, santé, motricité, éducation ou performance Produire des connaissances et viser la recherche ou l’enseignement supérieur

Les grandes mentions STAPS à connaître

Quatre mentions reviennent souvent dans l’offre universitaire : éducation et motricité, activité physique adaptée et santé, entraînement sportif et management du sport. La mention éducation et motricité s’adresse aux étudiants qui se projettent vers l’enseignement, l’intervention éducative ou la transmission des activités physiques. Elle demande aussi un vrai goût pour les apprentissages et pour la relation avec les élèves.

La mention APAS vise l’accompagnement de publics ayant des besoins spécifiques, dans une logique de santé, d’inclusion et d’activité physique adaptée. L’entraînement sportif convient davantage aux profils attirés par la performance, la préparation physique, l’analyse de l’activité et l’encadrement de sportifs. Le management du sport ouvre vers l’organisation d’événements, la gestion de structures, le développement de projets sportifs, le marketing ou les politiques sportives. Certaines formations peuvent être proposées en apprentissage, notamment à Bac + 5, ce qui permet d’alterner cours universitaires et expérience en structure professionnelle.

Le bon parcours n’est pas seulement une question de sport pratiqué

Beaucoup de candidats choisissent d’abord STAPS parce qu’ils aiment le sport. C’est compréhensible, mais insuffisant. Le choix du parcours doit relier trois éléments : ce que l’étudiant aime pratiquer, ce qu’il accepte d’étudier en profondeur et le type de public avec lequel il souhaite travailler. Le rapport à la théorie compte autant que le rapport au terrain. Un excellent nageur peut s’épanouir en APAS s’il se sent utile auprès de personnes fragilisées ; une sportive polyvalente peut préférer le management si elle aime coordonner, négocier et organiser ; un passionné de terrain peut découvrir que l’analyse scientifique de la performance l’intéresse autant que l’entraînement lui-même.

Débouchés : quels métiers après une formation sport et éducation physique ?

Les débouchés dépendent fortement de la mention choisie, du niveau de diplôme, des stages, de l’expérience associative ou professionnelle et des concours éventuellement préparés. Une UFR ne forme pas uniquement des sportifs : elle prépare à des métiers d’intervention, d’enseignement, de santé, d’encadrement, de gestion et de recherche. Le parcours suivi, les options choisies et la poursuite d’études jouent donc un rôle central.

Enseignement, éducation et intervention

Le parcours éducation et motricité est souvent associé au projet de devenir enseignant d’EPS, sous réserve de réussir les concours et les étapes de formation nécessaires. Il peut aussi intéresser les étudiants attirés par l’intervention auprès d’enfants, d’adolescents ou de publics en formation. Lorsqu’une structure associe STAPS et sciences de l’éducation, elle offre une lecture plus large des apprentissages, de la pédagogie, des politiques éducatives et de la motricité. Cette orientation convient aussi à ceux qui veulent travailler dans l’animation ou l’accompagnement éducatif.

Santé, adaptation et performance

La mention activité physique adaptée et santé prépare à intervenir auprès de publics ayant des limitations fonctionnelles, des pathologies, des besoins de réentraînement ou d’accompagnement spécifique. Les débouchés se situent dans des structures de santé, médico-sociales, associatives ou territoriales, selon les diplômes et réglementations applicables. L’entraînement sportif, lui, mène vers la préparation physique, l’encadrement de la performance, l’analyse de l’entraînement ou l’accompagnement de clubs et d’athlètes. Le métier de coach ou de préparateur physique prend ici tout son sens, avec un travail à la fois technique et relationnel.

Management, projets et organisations sportives

Le management du sport concerne les étudiants qui veulent travailler dans l’écosystème sportif sans nécessairement être sur le terrain à chaque séance. Les compétences attendues touchent à la gestion de projet, à la communication, au droit, au financement, à l’événementiel, au développement territorial ou à la relation avec les partenaires. Les collectivités, clubs, fédérations, entreprises, associations et structures de loisirs peuvent constituer des environnements professionnels possibles. Dans cette logique, l’étudiant peut viser des fonctions d’organisation, de coordination ou de développement, avec une vraie place donnée aux projets sportifs.

Les chiffres clés qui aident à évaluer une structure

Pour identifier une UFR sport et éducation physique sérieuse, les chiffres institutionnels apportent des repères utiles. Ils permettent d’apprécier la taille de la composante, la diversité de l’équipe, les infrastructures et le niveau d’ancrage universitaire. Une structure importante peut par exemple accueillir 2700 étudiants, avec 60 enseignants et enseignants-chercheurs, 200 vacataires et 24 personnels administratifs et techniques. Ces données donnent un aperçu immédiat de la capacité d’accueil et de l’organisation interne.

D’autres sites universitaires présentent des formats plus resserrés, comme un département comptant 900 étudiants, 3 licences STAPS, 2 masters, 1 doctorat, 2 parcours d’excellence, 17 enseignants-chercheurs, 15 PRAG-PRCE-PLP, 120 enseignants vacataires et 10 personnels administratifs et techniques. Ces éléments ne disent pas tout de la qualité d’une formation, mais ils indiquent une offre structurée, un encadrement défini et une vie pédagogique organisée. Ils aident aussi à comparer deux établissements qui n’ont pas la même taille ni les mêmes moyens.

Les équipements comptent aussi. La présence d’1 bibliothèque, d’1 gymnase polyvalent, de 3 amphithéâtres, de 8 salles de travaux dirigés, d’1 salle multimédia et de 2 salles informatiques donne une idée concrète de l’environnement d’étude. Les laboratoires de recherche, comme ceux associés aux sciences du sport, à la santé, à l’éducation ou à la performance, renforcent également le lien entre enseignement universitaire et production scientifique.

Orientation, accès et informations pratiques à vérifier

La recherche d’une UFR sport et éducation physique est souvent une recherche d’établissement précis. Avant de candidater, il faut vérifier l’université de rattachement, la localisation, les formations réellement ouvertes, les modalités d’admission et les dates d’information. Certaines fiches indiquent une adresse complète, par exemple 20 avenue Victor le Gorgeu, CS 93837, 29238 Brest Cedex 03, ce qui permet de situer le campus, de préparer un trajet ou de comparer plusieurs villes universitaires. Le bon réflexe consiste à regarder la fiche formation détaillée plutôt que le seul intitulé de la structure.

Les journées portes ouvertes sont un moment important pour confirmer un choix. Une date comme le 31/01/2026 peut figurer dans l’agenda d’un établissement, tout comme des périodes d’information ou d’inscription telles que du 29 septembre au 16 octobre 2026. Ces repères doivent toujours être vérifiés sur la page officielle de l’université, car les calendriers changent selon les composantes et les années universitaires. Une visite, un échange avec l’équipe pédagogique ou la consultation de l’agenda aident souvent à lever les dernières hésitations.

Pour s’orienter efficacement, il est conseillé de consulter la fiche formation détaillée, les attendus de la licence, les volumes d’enseignements scientifiques, les stages, les passerelles et les poursuites d’études. L’Onisep, les sites d’universités comme l’Université Bretagne Occidentale, l’Université de Lille ou l’Université d’Artois, ainsi que Parcoursup pour l’entrée post-bac, sont des points d’appui utiles pour comparer les parcours. Ils permettent de vérifier les contenus réels, les débouchés affichés et les modalités d’accès.

Le dernier réflexe consiste à regarder au-delà du nom de la formation : une licence STAPS peut avoir des orientations différentes selon les options, les équipements, les partenariats territoriaux, les laboratoires, l’apprentissage ou les masters accessibles ensuite. Pour un futur étudiant, choisir une UFR revient donc à choisir un cadre de travail, une spécialisation progressive et un environnement capable de transformer un intérêt pour le sport en projet universitaire solide.

Maëlys de Larozière
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